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Optimiser le désherbage de son jardin

Le désherbage… Alors que cette tâche n’est pour les experts qu’une étape comme une autre, elle s’avère souvent plus délicate pour les débutants avides d’un jardin impeccable car reconnaître les adventices, tout comme savoir comment bien désherber son jardin, peut vite devenir un casse-tête. Explications.

 

L’intérêt des mauvaises herbes
Avez-vous déjà pensé au fait que le caractère « mauvais » des herbes ne tient qu’à notre perception ? Quand on y réfléchit bien, une herbe est considérée comme mauvaise parce qu’elle pousse là où on ne veut pas la voir… Et si nous apprenions, de temps en temps, à vivre avec ? Trouver le juste équilibre est une mission primordiale car ces « mauvaises herbes » ont de multiples vertus. Elles permettent notamment de :

  • protéger le pied de vos arbustes en préservant la fraîcheur ou en l’isolant du froid ;
  • protéger le pied de vos arbustes contre un malencontreux coup de débroussailleuse (notamment lorsqu’un arbuste est isolé en parterre engazonné) ;
  • attirer les insectes nuisibles et limiter les maladies ;
  • attirer les insectes pollinisateurs.

Gardez en tête cette liste non exhaustive car tout a une place et contribue à l’équilibre de la nature. Tentez l’expérience de ne pas enlever les mauvaises herves dans un massif isolé et vous vous apercevrez vite que vos arbustes, en plus de connaître une seconde jeunesse, seront plus résistants !

Attention tout de même de ne pas abandonner l’entretien de votre massif. Mieux désherber ne signifie pas ne plus le faire du tout ! Veillez donc à ne laisser vos mauvaises herbes qu’autour de vos arbustes et retirez celles qui sont trop hautes ou serpentent trop loin.

Astuce : Sélectionnez les zones de votre jardin où vous pouvez ne pas intervenir. Elles peuvent être des talus sur lesquels vous ne débroussaillerez plus, ou des pieds de haies vives. De belles surprises arrivent parfois !

 

Le paillage
Parmi les solutions de désherbage naturelles, le paillage. En plus d’empêcher la croissance des adventices, ils apportent une protection contre le froid ou les grosses chaleurs à vos arbustes ou arbres et limitent l’évaporation du sol. Il en existe à base de végétaux et d’autres à base de minéraux. Découvrez quels paillages peuvent vous convenir en lisant notre prochain article ici.

 

Les massifs de couvre-sols ou arbustifs
Pour des grands massifs ou des zones difficiles d’accès, pensez aux arbustes et couvre-sols. La densité de ces végétaux ne laissera pas de place aux adventices. Adaptez vos plantes à l’envergure et la nomenclature de vos espaces.

  • Pour les petits massifs, l’idée est d’apporter du relief, de l’esthétisme et d’entretenir le moins possible. Privilégiez donc les arbustes de 60 à 80 centimètres de haut.
  • Pour les grands espaces, préférez soit des arbustes de la même taille mêlés de plantes basses sur le pourtour, soit du couvre-sol.

Astuce : L’étape cruciale pour limiter le désherbage naturellement est la plantation ! Si vous plantez dense, le désherbage sera nécessaire surtout les premiers mois, le temps de la pousse.
Si vous ne souhaitez pas planter serré, installez un paillage après plantation en attendant que vos plantes prennent de l’envergure.

 

Les interstices entre dalles ou pavés
Les dallages ou pavages maçonnés ne demandent généralement pas d’entretien, sauf quand vos joints se fissurent et que des adventices viennent s’y nicher ! A défaut d’un nettoyage mécanique, pensez aux plantations…

  • Si l’interstice entre vos dalles est grand, vous pouvez opter pour un semis de gazon résistant au piétinement, que vous regarnirez si besoin est. La meilleure période pour le semis reste la fin de l’été.
  • Pour les terrains plus accidentés, essayez le zoysia. Ce cousin du gazon s’adapte à tous les types de support, résiste au piétinement même intense, à la sécheresse, et prend une douce couleur rousse l’hiver…
  • Si vos interstices sont étroits, tentez les plantations de sedum, qui donneront une tout autre dimension à vos dallages. Ce sont des plantes grasses souvent utilisées pour habiller les toitures végétalisées et qui ne demandent pas d’entretien. En plus de proposer des feuillages vert tendre, ils vous donneront de jolies fleurs (blanches, jaunes, roses…). À réserver toutefois à des allées ou terrasses en opus que vous ne fréquentez qu’occasionnellement.

 

Les pieds de murs ou de clôtures
L’obligation de nettoyer ses trottoirs fait partie de la législation française, mais c’est loin d’être aisé quand on ne sait pas comment s’y prendre pour pallier la pousse des mauvaises herbes.
Plusieurs options s’offrent à vous :

  • Plantez vos pieds de murs. Par planter, on entend remplir les interstices et fissures en tout genre qui laissent le champ libre aux invasives. Du sedum ou de la joubarbe font bien l’affaire, auxquels on peut associer des bulbes, mousses… Les plantes grasses rustiques de manière générale répondent parfaitement aux contraintes des pieds de murs, alors profitez-en !
  • Si vous disposez d’une largeur de massif suffisante, essayez le mélange arbustes/vivaces/graminées. Classique, mais imbattable !
  • Si vous êtes plutôt minéral, fabriquez un petit massif « inerte » en gravillons d’une vingtaine de centimètres de largeur sur une dizaine de centimètres d’épaisseur. En plus d’empêcher la pousse d’adventices, il protégera votre pied de mur des éclaboussures de la pluie.